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DEUX REPRÉSENTATIONS : 17H ET 20H30
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Les Ateliers des Malteries présentent leur spectacle 100 ANS DE MUZIC’HALL
12 chanteurs sur scène
Ce n’est pas une reconstitution. Ce n’est pas un musée. C’est un voyage dans quelque chose que nous avons presque tous connu sans toujours pouvoir le nommer : le frisson d’un rideau rouge, le silence juste avant l’entrée d’un artiste, ce moment précis où la lumière décide de faire exister quelqu’un.
Le spectacle traverse un siècle de scènes populaires, non pas comme un livre d’histoire, mais comme une mémoire vivante. Et la mémoire n’est jamais chronologique : elle laisse revenir ce qui a brûlé, ce qui a touché, ce qui a fait rire ou serré la gorge.
Aux origines
On commence au début du XXe siècle, là où le Music-Hall mêlait émerveillement et inconfort.
Le public venait voir : la femme à barbe, le lilliputien, l’homme-tronc, l’acrobate minuscule, l’homme caoutchouc.
On applaudissait leurs talents, bien sûr. Mais surtout leurs différences.
Avant d’être artistes, ils étaient regardés. Avant d’être entendus, ils étaient montrés.
La monstration
Cette réalité porte un nom : la monstration. Ce mot dit la frontière fragile entre : « voir quelqu’un » et « regarder quelqu’un être vu »
Autrefois, la différence se regardait comme un numéro de cirque. Aujourd’hui, on la tait pour éviter le trouble.
Ici, nous faisons le choix inverse : laisser vivre les corps, les voix, les fragilités et les singularités, sans les expliquer ni les excuser.
Simplement parce qu’elles existent. Et qu’elles ont leur place.
Dans la fosse, un piano. Dos au public.
Comme un pianiste de cinéma muet accompagnant un film que personne ne voit, mais que tout le monde imagine.
On y entend : Brel, Phanee de Pool, Barbara, Eddy de Pretto, Gilles Marie, Juliette…
La fin
Il restera : un parfum de poudre, une vibration de piano presque effacée, et ce silence particulier qui ressemble à un souvenir qui refuse de s’en aller.
Alors, lentement, presque à regret, les corps se remettront en mouvement, et la salle redeviendra le monde.
Même lorsque la scène redevient vide, quelque chose persiste. Discret. Têtu. Parce que le Music-Hall, comme la mémoire, comme ce qui nous manque, ne disparaît jamais entièrement.
Buvette et petite restauration à partir de 16h30
Organisé par l'association Les Ateliers des Malteries
www.ateliersdesmalteries.fr